Si la vie a un sens…

30062007

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L’âge de pierre au PS ???

25062007

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Le Parti socialiste et le miroir aux alouettes!

25062007

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La Colère de Dieu

24062007

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La Tranquillité

24062007

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La Voix

21062007

Hier je devisais tranquillement avec un mien ami à l’ombre d’un vieux chêne. L’eau de vie de mirabel avait réveillé nos papilles et surtout nos neurones un peu engourdis par la chaleur et déjà peut-être le poids des ans. Nous ne parlions pas d’escargots bien que nous aurions pu, car il semble que mon jardin est devenu un refuge pour gastéropodes et qu’il a été investi par une colonie de bêtes à cornes. J’en suis même à me demander si les gastéros ne se sont pas transmis le message de cornes à cornes pour se dire qu’il fallait migrer de ce coté-ci du mur, à moins que, à moins que les voisins aient déjà mis en pratique les nouvelles lois sur le droit d’asile ou qu’ils aient décidé de créer un espace Schengen dans le quartier sans me prévenir! Bref, nous aurions pu parler de tout cela, mais nous avons parlé de tout autre chose et c’est toujours frappant de voir comment les conversations glissent d’un sujet à un autre; il suffit d’un mot dans une phrase et hop! on passe du coq à l’âne et réciproquement. Nous étions en train de parler de rugby, des Blacks et des non-compétences de Bernard Laporte pour être secrétaire d’Etat aux Sports et de là nous arrivons à parler de Lui, alors qu’apparemment il n’y a aucun rapport. Lui, sa Voix, ses Paroles, sa Musique, mais surtout sa Voix. Celle qui m’avait donné la chair de poule, presque foutu la frousse quand j’avais, seul dans ma chambre, écouté pour la première fois Léo. L’Espoir, La Damnation, Les Oiseaux de Malheur, Les Etrangers m’avaient vraiment impressionné. J’avais quatorze ans et je frissonnais d’entendre cette voix unique. Oui, cette Voix était tout à la fois : l’anar, le poète, le musicien, l’homme et elle nous traversait en laissant sa trace dans nos corps. Léo, c’est bien dommage qu’il ne soit plus là pour nous pousser une belle petite gueulante… Nous devisions de tout cela avec mon ami sans nostalgie, sans regretter le temps passé, mais juste entre hommes qui ont connu autre chose que la Star Ac ou l’insipidité de la production actuelle même si, ici ou là, surnagent encore quelques poètes…

PS: je ne suis pas sûr, mais je crois que si nous avons parlé des Blacks et ensuite de Léo, c’est à cause de la couleur….





Halte aux clandestins!

12062007

Il a plu toute la matinée et il pleut encore au moment où je rencontre mon ami. Lui, il est là depuis plusieurs heures à se délecter de cette pluie fine mais pourtant il n’est pas mouillé jusqu’aux os… il gambade de-ci de-là joyeusement entre les grandes herbes, les plants de fraisiers, les tomates, mais il évite les rosiers qu’il pressent peu accueillants même s’il aurait bien aimé s’enivrer de parfum à la rose.

On en est là quand il me prend l’idée d’engager la conversation avec ce nouvel ami. Je me suis allongé pour être à sa hauteur et ne pas le prendre de haut et parler sur un pied d’égalité si on peut dire. Je ne raffole pas spécialement de m’allonger sur l’herbe mouillée, mais je fais un effort. Quand il vu cette grande ombre fondre sur lui il a pris peur et, en une seconde, il avait disparu dans sa coquille. Puis, son corps de gastéropode s’est de nouveau allongé et il a recommencé à avancer vers l’ombre apprivoisée. C’est un bel escargot, sa coquille est dorée et multicolore, il semble pouvoir se fondre dans n’importe quel jardin.

Une fois arrivé à la hauteur de mes oreilles que je commence à sentir gluande, j’entame la conversation avec le roi des jardins. Mais quelle n’est pas surprise de voir que le malotru ne possède aucun rudiment de notre belle langue française! Quand je lui réclame sa pièce d’identité, il me répond du haut de ses petites cornes qu’il n’en possède pas.  Qu’il est peut être sans papier mais pas SDF, et qu’il est venu chez moi dans mon jardin parce qu’il a été chassé par les insecticides du voisin d’en face et l’appétit aillé d’un autre. Je m’en réfère immédiatement aux nouvelles lois en cours sur le droit du sol des jardins et, dans la plus grande égalité, je chope le clandestin par la coquille et je le renvoie d’où il vient. Qu’il meurt de l’autre côté du mur me permet de dormir tranquille et à mes salades de rester belles…

 







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