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Vacance du pouvoir

28122008

Sarkozy se pavane au Brésil, Fillon bronze en Egypte, les ministres se tirent dans les pattes, les députés se gavent et les sénateurs roupillent! Si on en profitait pour prendre le pouvoir? Imaginez les  tronches bien hâlées de nos dirigeants si on leur disait qu’en leur absence on a organisé de nouvelles élections et que l’on a désormais plus besoin d’eux!




« Goinfrage »

13122008

Les pauvres!

Il nous faut leur injecter au plus vite des milliards d’euros à ces malheureuses entreprises bancaires et automobiles. Rien à craindre! Les papas Bush, Obama, Berlusconi, Sarkozy, et maman Merkel sont là pour renflouer les caisses qui paraît-il sont vides et éviter la crise comme en 1929. Parce qu’on risque de tout perdre, si, si, c’est vrai, nos « intellect-télé » (dixit Loïc Lantoine) nous le rabâchent à longueur de journée: il faut éviter que l’économie virtuelle ne contamine l’économie réelle, il faut éviter que tout se casse la gueule, il faut surtout éviter que le petit peuple ressentant soudain son ventre vide ne vienne remplir les rues et autres boulevards chics…

- Mais, qui est parti avec l’argent demande l’enfant aux parents? Car l’argent il y en avait, et beaucoup, il n’y a pas si longtemps. Rappel des bénéfices,  par exemple en  2004: BNP: 4,7 milliards d’euros (soit quelque 30 milliards de francs), Renault 3,5 milliards d’euros, Société Générale 3,1 milliards d’euros. En 2007, BNP: 7,8 milliards d’euros, Crédit Agricole: 5 milliards d’euros en 2006,  et 4 milliards d’euros en 2007. Premier semestre 2008:  PSA: 733 millions d’euros de bénéfices, Renault:  1,5 milliards d’euros (les dividendes versés aux actionnaires ont été multipliés par 6 en 7 ans). (Ce petit est très bien renseigné!!)

- Mais où sont donc partis ces milliards d’euros insiste bêtement l’enfant?

- Petit, tu vois, certaines personnes avaient très faim, alors on leur a donné beaucoup à manger des euros et plus ils en mangeaient, et plus ils en voulaient encore, et encore, toujours plus, encore plus, ils se goinfraient d’euros, et leurs ventres gonflaient, gonflaient, et ils ont fini par éclater…

-Mais pourquoi ils n’ont pas fait des réserves comme l’écureuil pour plus tard?

- Ben, tu sais même l’Ecureuil il a joué avec ses noisettes…

- ???

Et puis merde! comment voulez-vous expliquer à un gosse que certains parents sont partis avec la caisse et qu’ils n’ont rien laissé aux enfants, pire que malgré des bénéfices records, les grandes entreprises ont peu investi, peu embauché et beaucoup licencié d’autres parents.  Mais où sont passés tous ces bénéfices ? Tout simplement dans la poche des actionnaires :  les dividendes ont augmenté de 32% pour la Société générale et ceux de la BNP de 38%. Certaines entreprises  ajoutaient même des « surdividendes » tellement il y avait du fric. Maintenant après le « goinfrage » il faut faire en sorte de nationaliser les pertes avant de repartir se goinfrer en privé… c’est ça la force du capitalisme : se bourrer les poches de fric à quelques-uns et faire payer l’addition au plus grand nombre!

- Au fait, petit! t-as déjà lu Karl Marx?

 

 

     






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