L’auteur

La dérision et l’autodérision constituent les armes avec lesquelles je me promène sur les chemins de l’existence. J’aime jouer avec les mots, écrire des histoires ou de l’Histoire. J’ai toujours été attiré par l’écriture, j’ai écrit des textes qui étaient plus ou moins réussis, j’ai parfois renoncé, trouvant l’écriture attirante mais souvent trop contraignante et difficile, j’y suis toujours revenu comme si cela était un besoin naturel et, comme j’ai toujours placé le livre au-dessus de tout, en écrire aujourd’hui me satisfait pleinement.

Comment est né mon premier roman? Je venais de lire « Le Postier », de Charles Bukowski et je me suis dit qu’il était dommage que le pendant de son livre n’existât pas pour la poste française. Ayant moi-même exercé le métier de facteur pendant quelques temps, je me suis lancé dans l’aventure. Mais le roman n’a pas été écrit à chaud, seulement des années plus tard, j’avais à ma disposition tout un arsenal de notes prises sur les excès de zèle de la hiérarchie postale et sur les différentes « expériences » que peut avoir un facteur pendant son travail. Mais je ne voulais surtout pas écrire une autobiographie ou une sociologie du travail postal, il y a assez de gens sérieux pour ça, je voulais garder une liberté de ton comme Bukowski. La littérature postale est fournie mais il y a assez peu de roman qui aborde le sujet et on trouve surtout des biographies, des bouquins remplis d’anecdotes sur le métier de postier, les enquêtes de sociologues ne manquent pas non plus, mais en fait assez peu de roman ou d’histoire romancée. Avant d’écrire, j’avais donc lu « Le Postier » de Bukowski et « Mon chien stupide » de John Fante, en fait, je voulais que le contenu ressemble à Bukowski et le style à Fante…

 Quand j’étais enfant je lisais surtout des BD et ado j’ai lu des romans de Jules Verne ou de Boris Vian, puis je me suis mis à lire des ouvrages politiques, à seize ans je lisais le Programme commun de la gauche et à dix-huit ans Proudhon, même si je ne comprenais pas tout, la volonté de refaire le monde, les débats d’idées et le rêve d’un monde différent me fascinaient. Pendant cette période un roman me marqua plus particulièrement, il s’agit de « 325 000 francs » de Roger Vailland, pour échapper à sa condition d’ouvrier à la chaîne, un homme accepte une tâche particulièrement folle qu’il doit réaliser dans un temps donné moyennant une rétribution de 325 000 francs. En prise directe sur la vie ouvrière, ce roman s’impose par sa maîtrise et sa sobriété et la fin est tragique…

  Si j’étais un personnage de roman? Je crois que je pourrais être Ivan Matvéïtch personnage curieux du récit de Dostoïevski dans « Le crocodile ». La position incongrue d’Ivan Matvéïtch avalé tout entier par un crocodile, coupé du monde sans y être totalement, en somme entre la vie et la mort, craignant une digestion lente mais inexorable, et profitant malgré tout de ce dernier moment pour réfléchir à l’amélioration du sort de l’humanité, reste tout à fait original dans cette métaphore sur le capitalisme et la propriété privée…

Pourquoi avoir créé un blog? Pour des auteurs qui ont du mal à publier leurs textes et à se faire connaître,  le web est devenu un outil indispensable et la façon de rechercher de l’information et de se cultiver est en train de changer radicalement. Donc se faire connaître sur Internet  permet à des auteurs d’exister, de présenter leurs textes et pourquoi pas de rencontrer un jour le succès…

Une réponse à “L’auteur”

  1. 30 12 2014
    Anonyme (23:20:29) :

    Bravo pour ce blog !
    Bravo pour ce dernier roman que je lirai avec plaisir

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