Aphorismes

LES MOTS + LES MAUX ≠ PHRASES
Je me nourris de mots,
Et respire des phrases toutes faites.
 

Je suis un livre aux pages blanches,
Les mots sont partis danser.
 

Je n’ai pas su lire dans vos yeux,
Ce nouvel alphabet.

 

La poésie m’étrangle,
Je meurs,
Les mots autour du cou.
 

Autour de moi virevoltent des mots salauds,
Ne les emploie jamais.
 

J’ai avalé des mots,et vomi des phrases.

 

Je n’ai pas froid,

Ma couverture de mots me tient chaud.

 

Déjà tu ne penses plus à moi,
Pourtant, j’ai une brouette de mots pour toi.
Je me pique au verbe et à l’attribut.
Je vis mal et je souffre,
D’être un mot mal orthographié.
 

Je suis un mot endormi,
Transformé en coquillage érodé par le vent.
 

Ma tête,

C’est un raz-de-marée de consonnes,

Noyant des bateaux de voyelles.
 

Au bord de mes lèvres,
Une moustache de mots.
 

Le piège se referme,
Me voilà enfermé avec des mots.
 

J’ai peur de mon ego,
Il m’attend derrière un mur de mots.
 

Le mot guerre,
Est un mot délétère,
Qui sort des égouts !
 

Mes amis digèrent leurs vies,
Pendant ce temps,
J’ausculte la mienne,
Une déjection de mots…
 

 

A propos de ma personne,

Deux mots se battent :

Irritable et irrité.
 

 

C’est avec inanité,
Que je secoue ma carapace de mots,
Pour trouver celui qui me gratte.
 

 

Il manque un peu de sucre
A cette confiture de mots !
 

Sur le bord de tes lèvres,
J’ai dressé,
Une barrière de mots,
Qui t’embrasse,
Se verra piquer par des mots blessants.
 

L’érudit parle,
J’écoute,
Et, au passage,
Je lui vole quelques mots.
 

 

C’est un mot perdu, mélancolique,

Qui cherche une phrase,

Animée d’une vraie vie.
 

 

Les deux amants,
En se léchant,
Se couvrent de mots.
 

 

Dis, le plaisir c’est quoi ?
C’est un mot sans repère.
 

 

Dans le mot vivre,
Je ne lis que le mot,
Ivre.
 

Ivre de mots,
Je déambule sur le trottoir,
De ma destinée.

 

La poésie, ne cherchez pas à la comprendre,
C’est une fuite désespérée,
De mots…
 

Quand un missile est lancé,
Je vois les hommes qui l’ont fabriqué,
Je vois les hommes qui le reçoivent,
Retirons le mot humain de notre langage !
 

Je vous accorde,
Quelques mots pour vous battre,
Vous n’aurez rien de plus !
 

 

Je souris,
Des bulles de mots se forment,
Et éclatent devant tes yeux,
Tu lis mes désirs.
 

A genoux,
Nu,
Devant cette feuille,
Je conjure les mots de venir.

 

J’insulte un mot,
Pour qu’il me frappe,
Et laisse sa trace.
 

Les mots sortent de moi,
Comme des collégiens,
Avides de liberté.
 

Où cours-tu si vite ?
Après mon train de mots !
 

Après une longue marche,
Rien de mieux,
Qu’un bon repas de mots.
 

Pour qui sont les mots,
Qui sortent de ta bouche ?
Je ne vois rien venir…

 

Les nuages sont bas,
Il pleut des mots.
 

La guerre des mots est commencée,
Vite, mon Robert…
 

Un mot sanguinolent,
Revenant de cette foutue guerre,
Refuse de rentrer dans son dictionnaire.
 

Je paie avec des mots,
La caissière me rend des sourires.
 

Pour vivre : les femmes ou les mots,
Cela dépend des moments.

 

J’ai mal, J’ai heurté un mot affolé,
Et pris d’angoisse,
A l’idée de ne plus être utilisé.
Et de disparaître au fond,
D’un vieux dictionnaire…
 

J’ai frotté deux mots,
Ils ont pris feu…
 

Une femme me quitte,
Des dizaines de mots accourent.
 

Mon repas : quelques mots bien maigres.
 

Je vis de mots enchanteurs,
Ils me quittent et je meurs.
 

J’ai le feu dans la gorge,
J’ai avalé des mots brûlants !

 

Je ferme le robinet,
J’en ai marre d’entendre couler des mots.
 

Quand les mots parlent d’amour,
Je me fais sourd et muet.
 

Les mots sont fatigués,
Ils soupirent comme de grands enfants.
 

Un mot volatile,
S’enfuit,
Vers des pages plus aérées.
 

Je suis ivre,
De mes soliloques.
 

Deux mots,
En train de faire l’amour,
Bonjour les petites voyelles !
 

 

Tes yeux valent bien dix mille mots.

 

Mille mots,

Ne suffiraient pas à dire,
Combien vous êtes mignons,
Mes bébés…
 

Je me suis gratté la tête,
Des pellicules de mots,
Sont tombées en sourdine…
 

Pour toi, et seulement pour toi,
J’accouple les mots,
Je les féconde et je les marie,
Ne sois pas jalouse…
 

Je suis ivre,
Cet alcool de mots,
Est vraiment très forte !

 

Face au mot néo-fascisme,
J’ai seulement opposé,
Le mot démocratie,
Et j’ai provoqué,
Une nouvelle guerre de syllabes…
 

Je suis toujours dubitatif,
Face aux discours élogieux,
Remplis de mots,
Obséquieux.
 

T’envelopper dans une couverture de mots,
Où chacun d’eux viendra céder à tes désirs.
 

Je suis impuissant devant le fait,
Que je t’aime et que j’aimerais,
Inventer un autre mot pour toi.
 

J’ai volé quelques mots sordides,
Pour les offrir aux parrains du négationnisme.

 

Des petits mots, rien que des petits maux,
Pour nos repas quotidiens.
 

Juste pour rire,
Une poussière de poésie,
Dans l’oeil du dictateur.
 

Je pleure,
Cette graine de poésie,
Ecrasée par la meule,
Du monde tournant sur lui-même.
 

J’inhume mes pensées et mes mots,
Ils ont peur du jour.
 

Un soir, j’avais les mains noires de chagrin,
Et le robinet a pleuré chaudement,
Des mots consolateurs…

 

Devinette :
Citez deux maux du XXème siècle
L’un rend fou, l’autre rend dingue
Facile, non ?
 

Ma peur principale,
Ouvrir le dictionnaire,
Et voir,
Tous ces mots,
Que je ne connais pas,
Me sauter à la figure…

 

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